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    Ce que vous devez savoir avant de vous lancer dans un périple en canot ou en kayak

    | Mise à jour le

    Kayak Hoomau Packraft

    Par Gilles Granal, Expert en tourisme d’aventure – Aventuraid

    Pour bien planifier un séjour canot ou kayak, il faut bien sûr choisir sa rivière et ensuite la section que l’on veut descendre. Cela doit se faire en fonction de son expérience de navigation, des personnes qui nous accompagnent, du temps disponible et du type d’expérience que l’on veut vivre.

    On parle ici de descente en canot-camping sur des rivières faciles.  Souvent on me demande : Combien de kilomètres peut-on faire en canot par Jour ? Si on se base habituellement entre 15 et 20 km, la réponse est à moduler en fonction de plusieurs paramètres :

    • L’expérience : on peut trouver sur le site de la Fédération québécoise de canot kayak (FQCK) une auto-évaluation canot https://canot-kayak.qc.ca/wp-content/uploads/2021/01/autoevaluation_canot.pdf
    • Si on navigue avec des enfants en bas âge ou entre adultes ce n’est pas la même dynamique. Avec les enfants, mieux vaut prévoir plus d’arrêts et moins d’heures à pagayer si on veut que tout le monde profite du voyage.
    • On peut aussi vouloir profiter du site de campement le soir en s’arrêtant de bonne heure, le matin en partant plus tard dans la matinée. Il faut dans ce cas prévoir moins de kilomètres.
    • Le niveau de l’eau est un autre élément dont il faut tenir compte. S’il y a peu de courant on fait moins de distance pour le même effort.
    • Sur l’eau, il ne faut pas sous-estimer le vent. De face il peut gêner la progression, particulièrement en canot.   Il peut créer des vagues, qui rendent la navigation plus difficile. Il amplifie les risques d’hypothermies.
    • S’il y a rapides difficiles, le temps de franchissement doit être considéré. Cela inclut : le temps qu’il faut pour aller observer les rapides, mettre en place une sécurité et même éventuellement portager.

    D’une façon générale, mieux vaut avoir l’impression de ne pas avoir fait assez de canot que trop ! Il est préférable à la fin d’un séjour de se dire : On aurait pu en faire plus que, c’était trop long …

    Le risque lorsqu’on pagaye trop longtemps, qu’on atteint un seuil de fatigue trop grand, si bien qu’on ne pense qu’à sortir de la rivière, c’est de transformer cette belle aventure en un périple négatif. Résultat : on va faire oublier les bons moments que l’on a pu passer avant. Particulièrement avec des enfants. C’est dommage.

    Sur le site www.cartespeinair.org vous pourrez trouver des cartes guides. Elles indiquent les points de mise à l’eau, de sorties, l’emplacement et la classe des rapides, les sites de campements …. Le secteur du lac Saint-Jean se trouve dans la zone 06.


    Quoi apporter

    L’avantage du canot c’est qu’il est possible d’emmener pas mal de matériel.

    Un séjour en rivière aura plus de chance d’être réussi si on a le bon équipement.

    Voilà un pense-bête pour prévoir les affaires à emmener : https://canot-kayak.qc.ca/wp-content/uploads/2021/01/liste-%C3%A9quipement-canot.pdf

    Pour naviguer, il est préférable d’avoir des chaussures pouvant aller dans l’eau. Il est possible d’utiliser une vieille paire de chaussures de sport, par exemple. Naviguer pieds nus peut rendre les choses difficiles pour embarquer, débarquer, ou si on doit marcher dans l’eau en cas de dessalage. La majorité des bains en canots se font à l’embarquement ou au débarquement, lorsque l’on ne veut pas se mouiller les pieds et que l’on s’étire…. Et plouf !  À proscrire : les bottes de pluie, car il est plutôt difficile de nager avec de telles chaussures aux pieds.

    Un contenant étanche est utile pour les affaires de camping, les vêtements de rechange, la nourriture. Cela peut être un baril ou un sac spécifique, cela facilite la logistique. On peut également utiliser un simple sac doublé de sac poubelle.

    Il faut prévoir un sac pour la journée, qui permet d’avoir accès à des vêtements de pluie, le repas de midi, crème solaire, collations …. Cela évite de devoir ouvrir le sac étanche, plus on l’ouvre au cours de la journée plus on prend le risque de mal le refermer et de tout mouiller en cas de pluie ou de dessalage.

    Pour préparer le repas il y a la magie du feu de bois, sur les sites plus achalandés il peut être judicieux d’en apporter. La pluie peut rendre l’expérience plus difficile. Un réchaud peut sauver le repas.

    Amener une bâche rend l’expérience du camping plus agréable en cas d’intempérie. Cela permet de pouvoir manger dehors à l’abri.

    La gestion de la place du feu, des déchets et des toilettes doit être prise en compte si l’on veut laisser le moins d’impact possible sur l’environnement. On peut se référer aux 7 principes sans traces :  https://www.leavenotrace.ca/home Les personnes qui passent après nous vont avoir ainsi l’impression d’être également les premiers à passer là.

    Lorsque l’on veut s’aventurer sur des rivières présentant plus de rapides il peut être judicieux de suivre un cours d’eaux vives. Cela permet d’avoir une bonne base sur laquelle on pourra s’appuyer pour progresser et prendre de l’expérience https://canot-kayak.qc.ca/trouver-une-formation/

    On peut décider de ne pas descendre un rapide, trop difficile pour notre expérience actuelle, mais encore faut-il être capable de s’arrêter avant ou de traverser la rivière en amont du rapide pour rejoindre le sentier de portage qui pourrait se trouver de l’autre côté de la rivière.

    Progresser techniquement va multiplier le nombre de rivières que l’on va pouvoir descendre.

    9 avril 2026

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